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Constat et réseaux sociaux : comment faire valoir vos droits face aux abus en ligne ?

Les avancées technologiques se sont multipliées, les outils et méthodes de communication se sont modernisées et nous sommes entrés au cœur de l’ère numérique. Ces prouesses techniques ont également engendré des effets « pervers » entraînant une augmentation de la masse contentieuse relative à l’utilisation frauduleuse d’Internet, des SMS ou des messages vocaux.

📱Pourquoi établir un constat sur les réseaux sociaux ?

Réseaux sociaux et litiges juridiques sont aujourd’hui étroitement liés. Que vous soyez particulier, entrepreneur, professionnel libéral ou influenceur, votre présence sur Instagram, TikTok, YouTube, Facebook, LinkedIn ou X (anciennement Twitter) vous expose à des risques : diffamation, injures, plagiat, usurpation d’identité, harcèlement ou concurrence déloyale.

Le constat Internet établi par un Commissaire de Justice/ huissier de Justice permet de préserver la preuve des contenus litigieux publiés en ligne avant qu’ils ne soient modifiés ou supprimés. Ce document officiel peut ensuite être utilisé pour engager une procédure judiciaire ou demander un retrait.

🔎 Quels types de contenus peuvent être constatés ?

Le Commissaire de Justice peut intervenir pour figer tout contenu visible en ligne, notamment sur les réseaux sociaux suivants :

• Instagram : stories diffamatoires, commentaires haineux, usurpation de visuels.

• TikTok : vidéos dénigrantes, moqueries virales, atteinte à l’image.

• YouTube : diffamation dans une vidéo ou en description, détournement de contenu.

• Facebook : publications privées ou publiques, commentaires, groupes hostiles.

• X (Twitter) : threads diffamatoires, hashtags visant à nuire.

• LinkedIn : dénigrement professionnel, propos déplacés en messages privés, faux profils.

Ces contenus peuvent concerner des personnes physiques, des sociétés, des marques, des produits ou des services.

⚖️ Le constat : une preuve recevable en justice

Le constat d’huissier/commissaire de justice sur les réseaux sociaux est un acte authentique. Il a une valeur juridique renforcée (article 1369 du Code civil) et est présumé exact jusqu’à preuve du contraire.

Le constat permet notamment de :

• Attester l’existence de propos ou visuels préjudiciables ;

• Fournir une preuve à date certaine, conforme à la norme AFNOR NF Z67-147 ;

• Appuyer une action en diffamation, en contrefaçon, en concurrence déloyale ou pour cyberharcèlement.

🧾 Comment se déroule un constat sur les réseaux sociaux ?

1. Prise de contact avec notre étude

Un rendez-vous est fixé en urgence, en fonction du degré de gravité ou du risque de suppression du contenu.

2. Réalisation du constat

Le Commissaire de Justice :

• Accède aux pages concernées depuis un poste sécurisé ;

• Réalise des captures d’écran horodatées ;

• Précise les URL, pseudos, noms de comptes, types de contenus (texte, image, vidéo, message privé…) ;

• Intègre toutes les données techniques utiles (résolution, contexte d’affichage, métadonnées accessibles).

3. Rédaction du procès-verbal

Un procès-verbal de constat est établi, que vous pouvez transmettre à votre avocat, produire en justice ou utiliser dans vos démarches amiables.

🎯 Exemples concrets de situations traitées par constat

• Un salarié dénigré sur LinkedIn par un ancien employeur ;

• Un influenceur harcelé sur TikTok à la suite d’une polémique (commentaires, remix de vidéos) ;

• Un entrepreneur calomnié sur Facebook par un concurrent ;

• Un formateur victime de plagiat sur YouTube ;

• Une société accusée à tort de fraude sur X (Twitter) par un client mécontent ;

• Un profil professionnel falsifié sur LinkedIn, usurpant l’identité d’un cadre dirigeant.

Quels sont les délais pour agir ?

Les délais pour faire valoir vos droits dépendent de la nature du contenu constaté.

En matière de diffamation ou d’injure publique (propos tenus sur un réseau social visible par tous, comme un post Facebook ou une vidéo YouTube), le délai de prescription est très court : vous ne disposez que de trois mois à compter de la première publication pour engager une action en justice. Passé ce délai, il sera trop tard, même si le contenu est toujours en ligne.

En cas de harcèlement moral ou sexuel en ligne, souvent commis via des commentaires ou messages privés répétés, vous bénéficiez d’un délai de six ans pour agir. Néanmoins, l’idéal reste de réagir rapidement afin de préserver votre crédibilité et votre sécurité.

Si vous êtes victime de contrefaçon (ex. : un contenu plagié ou reproduit sans autorisation), vous avez cinq ans à partir de la découverte des faits pour engager une procédure. Le constat vous permettra de démontrer l’antériorité de votre création et de prouver l’acte de copie.

Pour les faits d’usurpation d’identité sur un réseau social comme LinkedIn ou Instagram, le délai de prescription est également de six ans. Cela concerne les cas où une personne utilise votre nom, votre photo ou votre fonction à des fins frauduleuses.

Enfin, pour les cas de concurrence déloyale (ex. : un concurrent utilise votre nom ou des mots-clés liés à votre marque dans une campagne de publicité sur Google ou sur LinkedIn), le délai est généralement de cinq ans, à compter du jour où vous avez eu connaissance des faits.

🕔 Attention : dans tous les cas, il est fortement conseillé de faire établir un constat dès la découverte des faits, car certains contenus peuvent être supprimés, modifiés ou rendus inaccessibles très rapidement.

📌 Pourquoi faire appel à GWA Commissaires de Justice ?

Notre étude, située à La Défense, intervient sur l’ensemble du territoire pour :

• Des constats urgents sur tous types de réseaux sociaux ou plateformes ;

• Des procès-verbaux rigoureux, opposables en justice ;

• Une parfaite maîtrise des enjeux juridiques liés au numérique et à la preuve électronique ;

• Une collaboration fluide avec votre avocat, notamment pour la rédaction de mises en demeure ou de plaintes

💬 Foire aux questions

Puis-je faire un constat moi-même avec des captures d’écran ?

Non. Des captures personnelles n’ont pas de valeur probante suffisante : elles peuvent être modifiées ou contestées. Seul un constat établi par un Commissaire de Justice est présumé exact.

Le Commissaire peut-il constater des contenus publiés en story ?

Oui, à condition d’agir rapidement (avant expiration de 24h pour les stories classiques).

Peut-on faire constater des messages privés ?

Oui, si vous êtes le destinataire direct de ces messages (sur LinkedIn, Instagram, Facebook, etc.).

✅ En résumé

• Les contenus diffusés sur LinkedIn, TikTok, Instagram, YouTube, Facebook ou X peuvent porter atteinte à votre image, votre activité ou votre réputation.

• Le constat établi par un Commissaire de Justice vous permet de conserver une preuve fiable, datée et juridiquement recevable.

• Cette étape est souvent déterminante pour engager une action, négocier un retrait, ou se défendre en justice.

🕔 N’attendez pas que le contenu soit supprimé : contactez-nous dès les premiers signes d’atteinte.

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Le tout, via notre formulaire pour plus de rapidité. Nous ne manquerons pas de vous contacter dès réception pour fixer les modalités de notre intervention ensemble.

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